Il arrive souvent que les idées les plus évidentes ne nous apparaissent pas clairement. Depuis des années, je m’interrogeais – comme beaucoup d’observateurs – sur les caractères massif et inexorable de notre fuite vers le virtuel. J’étais étonné de constater, en particulier, que contrairement aux autres domaines, les imperfections, les atermoiements, les dysfonctionnements même des supports et des technologies utilisés ne freinaient en rien cette course frénétique. Rappelons-nous nos premiers pas sur Internet, il y a peine quelques années, à l’époque où surfer représentait une expérience tout à fait désagréable en raison de la lenteur des réseaux. Rappelons-nous aussi les crises de nerfs que nous avons tous vécues confrontés aux réactions inattendues de nos premiers ordinateurs individuels. Nous étions excédés, en vérité, par ces technologies instables, absolument non fiables. Mais nous avons pourtant persévéré, comme s’il était écrit qu’il fallait continuer coûte que coûte dans cette voie.Filed under: Communication, Société et politique | Tagué: dématérialisation, Internet, numérique, virtuel | Laisser un Commentaire »
















