L’éolien et le photovoltaïque sont-ils utiles ?, par Yves Garipuy

EolienD’après des sondages, une majorité de français est favorable à la sortie du nucléaire, en s’appuyant sur son remplacement possible par de l’éolien et du photovoltaïque.
Ainsi on aurait une solution élégante à la succession du nucléaire et des énergies fossiles.
Mais une telle évolution est-elle possible ?

Un modèle pour comprendre notre société, par Michel Cartier

Société post-industrielleQuand une société industrielle bascule et devient postindustrielle, elle se place au bord du chaos, disent les spécialistes ; c’est pourquoi tous ses acteurs perdent leurs points de repère. Les dirigeants refusent une rupture qui leur semble un saut dans l’inconnu tandis que les citoyens intuitionnent l’importance des changements à venir et leurs coûts qui seront encore une fois placés sur leurs épaules. C’est pour ces raisons que tous les acteurs aimeraient « voir »  un modèle de la société de l’information qui leur donnerait le goût du futur. Ils savent qu’ils ne peuvent se fier aux médias parce que ceux-ci utilisent encore un modèle industriel pour décrire les mutations de notre monde devenant postindustriel.

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Rendez-vous virtuels, par Michel Cartier

Nous vivons dans un monde de déni. Par exemple, plusieurs grandes corporations ont intérêt à nous faire douter des recherches entreprises concernant le réchauffement de la planète ou les citoyens qui protestent contre les décisions de leurs élites politiques et économiques se font traiter par celles-ci de « voyous », etc.

Et pourtant, depuis une dizaine d’années, plusieurs personnes ont vu émerger les crises actuelles et la rupture que nous vivons.

Voici quelques liens intéressants…

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Le paradigme de l’économie noétique, par Marc Halévy

EconomieEn économie, notre époque vit le passage du paradigme marchand au paradigme noétique.
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Ailleurs, j’écrivais : “L’économie marchande (de l’enrichissement) s’inscrit comme antithèse face à cette thèse qu’était économie autarcique (de la satiété)… Peut-être revient-il à notre époque (c’est au moins ma conviction profonde) de réaliser la synthèse, toute hégélienne, entre cette thèse et cette antithèse.” Partons de là…
J’écrivais aussi : “Les six dogmes qui définissent le paradigme marchand sont (…) : cupidité, pillage, marchandisation, bêtise, mercantilisme et quantité”.
Le présent article postule l’émergence d’un nouveau paradigme économique, non pas “contre” mais “au-delà” de l’ancien paradigme marchand. Il faudra donc, ici, montrer en quoi ses dogmes sont obsolètes (même s’ils ont pu être féconds) et décrire par quels nouveaux dogmes les remplacer.

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Les espaces de connectivité – Un inventaire des usages d’Internet, par Michel Cartier

InternetPoussé par l’idée que la mondialisation des produits et des clientèles aboutissait à celle des profits, nous avons vite accepté le concept du village global sans trop nous questionner. Probablement parce que ce concept était un symbole qui apporterait à tous un bien-être certain. Dans la société postindustrielle qui émerge, la vie quotidienne s’organisera à partir d’espaces de connectivité où le citoyen apprendra à s’impliquer dans des activités collectives qui redéfiniront une nouvelle façon de vivre ensemble.

Ces espaces permettront de définir une nouvelle logique, non pas de mondialisation mais de proximité. Cette approche veut nous faire passer d’une démocratie représentative (qui vient d’en haut) à une démocratie participative (qui vient d’en bas).

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L’économie à l’aune de la physique complexe, par Marc Halévy

EconomieLe processus économique mondial vit, sous nos yeux, une bifurcation majeure qui illustre, à merveille, la puissance des modèles issus de la physique de la complexité.

Primo : la macroéconomie mondiale est un processus et pas seulement un système. L’économie contemporaine n’est que le résultat d’un processus d’accumulation historique guidé par une logique caractéristique : celle du capitalisme libéral dont les rejetons majeurs sont l’industrialisation, la massification, la surconsommation, la marchandisation et la financiarisation généralisées.

Secundo : la macroéconomie mondiale vit, pour l’heure, une bifurcation c’est-à-dire un changement radical de logique appelé, aussi, mutation paradigmatique. Les fondements anciens du paradigme économique changent de nature avec, pour conséquence, de faire basculer les structures de l’activité humaine dans un nouveau cycle historique. J’avais appelé, ailleurs, ce basculement “la révolution noétique” (voir mon : “L’âge de la connaissance” chez MM2 éditions).

Tertio : une telle mutation paradigmatique n’est pas un fait unique, isolé, fortuit. Les historiens nous disent que de telle bifurcations ont déjà eu lieu, avec des ampleurs comparables. Sur des cycles très longs, on pourrait en retrouver l’équivalent avec la révolution néolithique qui fit basculer l’humanité du régime “chasseur-cueilleur” au régime “agriculteur-éleveur”. Sur les cycles longs (d’environ 500 ans – cfr. supra), la rupture actuelle ressemble beaucoup à celles correspondant à la fin des cités grecques sous la férule romaine, à la chute de cet empire romain sous la pression des Goths, à la mort du dernier carolingien avec le basculement dans la féodalité ou, dernière en date – et la plus économiquement pertinente pour nous -, celle de la fin de cette féodalité et de l’émergence de la modernité à l’époque de la Renaissance (15ème siècle).

Quarto : un paradigme économique se caractérise par la donnée de trois définitions : celle de son étalon de richesse, celle des promoteurs de cette richesse et celle du lieu central de richesse.
Ainsi l’ère féodale définissait l’hectare de terre comme unité de richesse, la noblesse guerrière comme promoteur de cette richesse agraire, et le château fort au milieu du fief comme lieu central des transactions économiques locales.
A la Renaissance, tout change. Les surplus agricoles engendrés par la révolution agraire des 12ème et 13ème siècles, doivent être écoulés ailleurs, sur les foires de Flandre et de Champagne. Une nouvelle économie naît : ce sera l’économie moderne.
Celle-ci redéfinit ses fondements : l’unité de richesse devient la monnaie (avec le droit régalien, fondateur de l’Etat moderne, de battre monnaie, et avec la naissance des banques sous la conduite des Lombards) ; les nouveaux promoteurs de la richesse forment la bourgeoisie marchande (aïeux des capitaines d’industrie du 19ème siècle et des capitalistes et financiers du 20ème siècle) ; et le nouveau lieu central de la richesse est, au cœur des villes, la place du marché, à l’ombre du beffroi, symbole du contre-pouvoir laïc et financier en face du clocher de l’ancien pouvoir ecclésial.

Quinto : nous vivons, aujourd’hui, une bifurcation du même type accélérée, elle aussi, par une révolution technologique : la révolution numérique qui explose en 1983 avec l’apparition des ordinateurs personnels et en 1989 avec la naissance d’Internet. L’unité de richesse devient l’octet, mesure de l’information et de la connaissance. Les promoteurs de la richesse deviennent les experts, les intelligents, les talentueux. Le lieu central de la richesse devient la “Toile” (le Web et Internet).Ce nouveau paradigme ne remplace pas l’ancien mais il s’y superpose (comme le paradigme bourgeois n’avait nullement éliminé le paradigme agraire, mais l’avait peu à peu marginalisé). Lire la suite »

Interrogations sur une société de la connaissance, par Michel Cartier

Société de la connaissanceDurant l’Antiquité, les êtres humains sont passés d’un niveau d’échange d’informations et de communication à un autre, beaucoup plus sophistiqué, avec l’arrivée de l’alphabet. Puis, ils ont vécu un autre bond avec l’arrivée de l’imprimerie puis de la télévision. À chaque bond, les organisations humaines nous ont obligé à modifier notre façon de vivre, exigeant que le cerveau humain se dote d’une plus grande fluidité.
Qu’arrive-t-il avec l’Internet ?

Actuellement, nous vivons une période instable. La décennie 1980-1990 nous avait apporté des avancées extraordinaires, l’émergence de la micro-informatique et du commerce électronique par exemple. La décennie 1990-2000 fut une période euphorique qui débuta avec la chute du mur de Berlin. Celle de 2000-2010, qui commence avec les attentats du 11 septembre, voit le climat complètement changer. Nous nous apercevons maintenant que nous vivons un passage entre une ère industrielle et quelque chose qui sera postindustriel : une société de la connaissance ?
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Pour une filière énergétique thermonucléaire française, par Yves Garipuy

ThermonucléaireL’épuisement inévitable des énergies fossiles ne pourra être compensée majoritairement que par de l’énergie nucléaire.
La filière nucléaire actuellement utilisée est la fission de l’atome d’uranium, qui n’utilise que l’isotope U 235, lequel ne représente que 0,7% du minerai d’uranium. En cas d’utilisation massive de l’énergie nucléaire, on arriverait vite à une situation de pénurie d’uranium.
La parade actuellement envisagée est le développement de la filière surgénératrice, qui permet d’utiliser l’intégralité de l’uranium du minerai, prolongeant par un facteur 100 la durée de l’uranium. Ceci permettrait de couvrir les besoins mondiaux d’énergie, en laissant amplement le temps de développer une filière thermonucléaire, qui reste sans conteste la seule solution pleinement satisfaisante pour couvrir les besoins en énergie de l’humanité (non dangereuse, non polluante, illimitée).

Les fonctions de la communication : les 3 P, par Dominique Annet

Les “4 P” du marketing-mix classique selon Michaël Porter ont-ils vécus ? Place aux “3 P” de la communication : Prévention, Protection, Promotion.

Communication

Passé, présent, futur. Protection, Promotion, Prévention. Et tout est dit.

Bien que… une brève explication s’impose compte tenu de la perception et de l’usage, sommaires au moins, erronés au plus, de trop nombreuses personnes (même professionnelles déclarées) en la matière. Explication donc…

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De l’information à la conscience, par Marc Halévy

ConscienceDans un des derniers paragraphes de son livre L’éveil des consciences, mon ami Hervé Bellut écrit cette petite phrase qui, non seulement, résume tout son travail, mais qui, aussi, m’a interpellé par sa concision, comme un coup de katana, célèbre sabre du kendo des samouraïs : “A l’ère de la communication succède l’ère de la conscience”.
La conscience en suite de la communication, donc.
Curieuse chose que cette conscience. Celle que l’on prend. Celle que l’on a. La conscience en soi n’existe pas. On a ou prend conscience de quelque chose. Et ce quelque chose se pose quelque part sur une échelle qui va du rien au tout, qui s’étage du prochain au lointain, du maintenant au toujours.
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